Probablement au-dessus de ma tête

Catégories: Mali sécurité

L’année dernière, je me suis lié d’amitié avec une nouvelle personne. Elle (c’est une personne et une fille) m’a fait découvrir Kaggle. Je n’avais aucune idée de ce que c’était. Elle était amusée, et moi légèrement embarassé. Moi qui me pensais si contemporain, si mondain, si informé de ce qui se passe ci et là (oui, je me perds souvent une folie de grandeur dans ma tête) ne savait rien de ce qu’était Kaggle. Elle m’a proposé qu’on entre ensemble dans une compétition. J’y ai vu une opportunité pour renforcer notre relation naissante. J’ai alors dit oui. Allons, vous ferez pareil! Elle s’y connaissait en R, moi, j’étais un homme de Stata. Cette affaire allait être une sorte de situation à la Roméo et Juliette (vous savez…des forces extérieures qui séparent…ok, j’éssaie de faire un parallèle qui est éhontément impertinent) sauf si j’oeuvrais à ce qu’elle ne le soit pas. J’ai décidé d’apprendre R. Je sais que j’ai déjà relaté l’histoire de la transition vers R comme le résultat d’une “épiphanie”, et je maintiens toujours cette version. Je n’avais juste pas précisé ce qui avait déclenché cette “épiphanie”. Maintenant, vous le savez!

Juste quelques semaines après notre première rencontre, j’ai fini une formation sur DataCamp Data Scientist with R. C’était une aventure! Je n’ai pas tout compris sur le moment, mais je savais qu’il me fallait continuer de pratiquer pour devenir un data scientist avéré. Je savais que je devais continuer. J’avais un soutien, mon amie, et un objectif, une compétition Kaggle.

Bond en avant. Mon amie et moi ne nous sommes toujours pas lancés dans un compétition car nous vivons sur différents continentss. Je sais, ce n’est pas une excuse. Bien sûr, nous avons sympathisé autour d’autres choses. Elle m’a fait aimé Simon & Garfunkel (je suis toujours choqué, moi-même) et j’ai partagé avec elle m’a passion pour le Pop Rock des années 1980 et le R’n’B des années 1990. Malheuresement, quelque part, R est devenu plus mien que sien. Et ceci me va. Il nous reste encore le Sound of Silence (ne dites rien, je suis plus choqué que vous).

Un conseil que j’ai retenu de la plupart des sites que j’ai visités, des vidéos que j’ai regardées sur Youtube, et des documents que j’ai lus…c’est le besoin de s’entraîner et, de préférence, sur des projets revêtent un intérêt particulier pour l’apprenant. De ce fait, j’ai commencé à chercher des sujets qui parleraient à mon intérêt, par seulement des données pour m’exercer. Je vais trouver quelque chose qui présente un intérêt, un défi et qui est possiblement au-dessus de ma tête. C’était les ménaces sécuritaires survenus au Mali. J’ai découvert qu’un site web, Malilink, dresse la liste des incidents sécuritaires survenus au Mali depuis 2015. Je connaissais le site web, mais pas cette page en particulier. Et, en toute honnêteté, sans l’initiation à R, je n’en aurai pas fait grand-chose, à part peut-être mentionner lors de conversations avec des amis. Mais le nouveau moi (the moi 2.0) voyait plus (vous savez? comme Sherlock Holmes).

En premier lieu, je me suis dit que le sujet était trop sensible. Nous étions et sommes toujours en train de vivre ces ménaces. Des gens meurent, des communautés sont en train d’être décimées et, par moments, c’est comme si tout allait s’écrouler. Je ne voulais pas contribuer à empirer la situation avec les opinions non éclairées. Et ça, c’est la vérité: je ne peux prétendre disposer d’aucune expertise en géopolitique ou sur le terrorisme. Mais je savais que je pouvais faire quelque chose avec l’information que j’avais trouvée et je ne voulais le garder pour moi tout seul. Si les gens derrière le site avaient fait pareil, il faut bien dire moi-même je n’aurai pas de quoi faire un projet. Je me suis aussi dit que si j’allais utiliser les données de ce site, j’avais l’obligation morale de partager les résultats. Je ne peux pas déclarer que les informations contenues dans la liste sont précises, fiables et exhaustives, mais il y a une chose qui mérite d’être appréciée: les contributeurs ont partager leur information, donnant ainsi la chance à toute personne de la désire de la contester. Et ça, c’est la raison pour laquel j’ai parié sur ces données.

Une autre raison pour laquelle j’ai choisi ce sujet, c’est aussi à cause du défi technique que présentaient les données. Elles n’étaient pas organisées de sorte à être prête pour l’analyse. Elles n’étaient pas tidy. Ainsi, elles m’offraient la chance de m’exercer en traitement de données (nettoyage et organisation). Et j’étais optimiste en ce qui concerne mes chances (Happy Potter avait son bâton magique et l’intélligence d’Hermione pour vaincre Voldomort, et moi j’avais les packages du tidyverse contre ma “liste”).

Enfin, une dernière raison est le besoin de contribuer à documenter notre histoire. Peut importe ce que l’on pense être la cause de notre situation actuelle, ou qui l’on pense en être responsable, une chose est sûre: ce que nous traversons a besoin d’être documenté de toutes les manières possibles. Bien sûr, des articles de presse sortent tous les jours et des livres sont écrits. Mais je n’ai pas trouver beaucoup de statistiques sur les pertes en vies humaines que notre pays vit depuis sept ans. Les chiffres sont effrayants! Il me fallait entreprendre ce projet pour voir ça.

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